Adhésion – c’est
une façon dont un pays peut devenir État partie à une
convention. Normalement, un pays signera, puis ratifiera, la convention
dont il veut devenir État partie. Lorsqu’un pays signe
et ratifie une convention au même moment, il s’agit d’une
adhésion. Lorsqu’un pays agit de la sorte, nous disons
qu’il a « adhéré » à la
convention.
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Adoption – on
parle d’adoption lorsqu’une convention proposée
est officiellement terminée et ouverte aux pays qui désirent
y adhérer.
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Société civile – cette
expression a plusieurs définitions. Dans ce document, elle réfère
de façon large aux organisations et institutions non-gouvernementales,
et principalement à celles qui œuvrent dans le secteur à but
non-lucratif, c’est-à-dire qui ne sont pas des entreprises
commerciales.
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Comité des droits
des personnes handicapées – il s’agit
de l’organe établi par la Convention et qui est responsable
de faire le suivi de la mise en œuvre de la Convention au niveau
international. Le comité examinera les rapports des États
parties sur les efforts qu’ils ont déployés pour
mettre en œuvre la Convention et, dans certains cas, il pourra
recevoir des plaintes relatives à des violations de la Convention.
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Convention – un
document écrit, juridiquement contraignant, entre deux ou plusieurs
pays. (Parfois également désigné sous les termes « traité », « protocole », « engagement », « accord »,
ou « pacte »). La Convention sur les droits des
personnes handicapées est disponible ici.
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Principales conventions
internationales relatives aux droits de la personne – ce
terme fait référence au groupe central de conventions
des Nations Unies relatives aux droits de la personne pour chacune
desquelles un comité d’experts a été mis
sur pied pour faire le suivi de la mise en œuvre de la convention
(voir également « Organe de suivi des traités »).
La Convention sur les droits des personnes handicapées constitue
la huitième des conventions de ce groupe.
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Droit international
coutumier – il s’agit d’un droit international
qui s’élabore suite aux pratiques des États.
Quand un nombre suffisant d’États adoptent une pratique
ou une action particulière parce qu’il considèrent
qu’ils sont légalement obligés d’agir ainsi,
nous disons que cette pratique ou cette action fait partie du droit
international coutumier. (Le nombre d’États considéré comme étant « suffisant » dépend
de la nature de la pratique en question.) À moins qu’un État
ne se soit objecté systématiquement contre le fait
qu’une pratique ne soit incluse dans le droit international,
il est légalement obligé de respecter cette pratique.
Les traités sont parfois utilisés pour mettre par écrit,
ou « codifier », des pratiques qui auparavant
n’étaient qu’inscrites au droit international
coutumier.
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Entrée en vigueur – c’est
le moment où une convention devient active, ce qui veut dire
que les États parties doivent agir pour rencontrer leurs obligations
définies dans la convention. Habituellement, une convention
spécifie le nombre de pays qui doivent devenir États
parties avant que celle-ci ne puisse entrer en vigueur. En ce qui a
trait à la CDPH, 20 pays doivent devenir États parties
avant qu’elle n’entre en vigueur.
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Assemblée générale – il
s’agit de l’organe délibérant principal des
Nations Unies. Chaque État membre de l’ONU a le droit
d’être représenté aux travaux de l’Assemblée
générale, et chaque État membre de l’ONU
a un vote sur les décisions prises par l’Assemblée
générale.
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Droits de la personne – ce
sont les droits que tous possèdent en tant qu’êtres
humains. Vous n’avez pas à être membre d’un
groupe particulier, et personne n’a à vous donner vos
droits. Tous sont automatiquement habilités à jouir de
toute la gamme des droits de la personne simplement parce qu’ils
sont des être humains.
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Convention des droits
de l’homme – il s’agit d’une convention
qui traite spécifiquement des droits de la personne.
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Charte internationale
des droits de l’homme – c’est le nom qu’on
utilise pour désigner les trois documents à la base
du droit international en matière de droits de la personne
: la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH),
le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux
et culturels (ICESCR), et le Pacte international relatif aux droits
civils et politiques (ICCPR).
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Coopération
internationale – il s’agit d’un terme
large qui fait référence aux diverses façons
dont les États travaillent ensemble pour remplir leurs obligations.
La coopération internationale peut prendre la forme d’aide
au développement international, mais elle englobe également
le partage d’expériences, de technologie et de connaissances – partage
qui peut se produire entre et parmi à la fois les pays développés
et les pays en voie de développement.
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Droit international – ceci
fait référence aux lois qui sont communes à une
variété de pays différents. Nous retrouvons le
droit international à différents endroits, y compris
dans les conventions internationales et dans le droit coutumier international.
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Suivi – en
droit international, ceci implique de vérifier si un État
partie prend les mesures nécessaires pour remplir ses obligations
légales en vertu d’une convention.
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Haut-Commissariat
aux droits de l’homme (HCDH) – tel que décrit
sur son site Web, le HCDH est « un organisme du Secrétariat
des Nations Unies mandaté pour promouvoir et protéger
la pleine jouissance et la pleine réalisation par tous des
droits de l’homme établis dans la Charte des Nations
Unies, et dans les lois et traités internationaux relatifs
aux droits de l’homme. Son mandat inclut : prévenir
les violations des droits de la personne, assurer le respect de tous
les droits de la personne, promouvoir la coopération internationale
pour protéger les droits de la personne, faire la coordination
des activités en cette matière dans le système
des Nations Unies, ainsi que renforcer et intégrer les droits
de la personne dans le système des Nations Unies. En plus
des responsabilités que lui confère son mandat, le
Haut-Commissariat encourage l’intégration d’une
approche basée sur les droits de la personne dans tout le
travail accompli par les diverses agences des Nations Unies. »
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Protocole facultatif – il
s’agit d’un type de convention qui est ajoutée à une
convention existante. On ne l’utilise habituellement pas pour
changer ou amender la convention à laquelle il est attaché,
mais bien plutôt pour traiter de questions supplémentaires
qui ne sont pas couvertes par ladite convention. Ces questions supplémentaires
font souvent l’objet d’une certaine controverse. Les pays
peuvent décider s’ils désirent ou pas être État
partie au protocole facultatif.
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Réalisation
progressive – c’est un principe du droit international
qui s’applique seulement aux droits économiques, sociaux
et culturels, et non pas aux droits civils et politiques.
Bien que les États aient toujours l’obligation immédiate
de rencontrer leurs obligations en matière de droits de la
personne, la réalisation progressive permet aux États
de remplir leurs obligations en matière de droits économiques,
sociaux et culturels seulement dans la mesure où ils possèdent
les ressources nécessaires pour le faire. Pour les États
dont les ressources sont très limitées, la réalisation
progressive permet de prendre plus de temps pour respecter leurs
obligations en matière de droits économiques, sociaux
et culturels. Les États qui désirent agir de la sorte
doivent informer les organes de suivi pertinents des raisons qui
motivent ce choix, ainsi qu’élaborer et mettre en œuvre
des plans qui démontrent comment ils respecteront leurs obligations
en matière de droits économiques, sociaux et culturels
au fur et à mesure qu’ils ont accès aux ressources
pour ce faire.
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Ratification – lorsqu’un
pays décide officiellement de devenir État partie à une
convention, et lorsqu’il le fait, nous disons que ce pays « ratifie » la
convention. Il s’agit là d’une décision très
sérieuse, et chaque pays possède ses propres règles
concernant qui peut prendre cette décision et quel processus
de décision doit être suivi. Un « instrument
de ratification » est un document qui laisse savoir aux
autres pays qu’un pays a officiellement décidé de
devenir État partie à une convention. L’instrument
de ratification est habituellement soumis au secrétariat responsable
de la convention. Dans le cas de la plupart des instruments de l’ONU
en matière de droits de la personne, les instruments de ratification
sont déposés auprès du Secrétariat général
des Nations Unies.
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RED – cet
acronyme signifie « réserves, ententes et déclarations ».
Les RED peuvent être utilisées par des pays qui désirent être
exemptés de certaines dispositions particulières d’une
convention, ou pour décrire comment ces pays interprètent
le langage utilisé dans la convention. Les RED sont déposées
par un pays en même temps qu’il soumet son instrument de
ratification.
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Signataire – cela
désigne un pays qui a signé une convention mais qui ne
l’a pas encore ratifiée. Lorsqu’un pays est signataire,
il indique qu’il est d’accord avec l’idée
générale de la convention, qu’il s’engage à ne
pas poser d’action qui violerait l’idée générale
de la convention, et qu’il est intéressé à devenir État
partie ultérieurement. Être signataire ne veut pas dire
que le pays est légalement requis de se conformer à toutes
les dispositions spécifiques de la convention, comme c’est
le cas pour les États parties.
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Modèle social/culturel
de l’incapacité – il s’agit là d’une
façon de considérer l’incapacité qui met
l’accent non pas sur l’individu et ses caractéristiques
physiques et mentales, mais bien plutôt sur l’interaction
entre l’individu et la société. Selon le modèle
social/culturel de l’incapacité, les problèmes
que rencontrent les personnes ayant des incapacités ne résultent
pas des déficiences de ces personnes, ils sont plutôt
le résultat des obstacles rencontrés dans la société.
Ces obstacles peuvent être de nature physique, liés à des
attitudes, de nature législative, informationnelle, ou de
toute autre forme résultant de l’échec d’une
société ou d’une culture à s’adapter
aux circonstances particulières d’une personne.
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État partie – il
s’agit d’un pays qui a choisi d’être lié par
la convention. De ce fait, le pays est juridiquement contraint de rencontrer
ses obligations telles que définies par la convention. Un pays
peut habituellement devenir un État partie en signant puis en
ratifiant la convention, ou alors en adhérant à la convention.
(Voir également « Signataire », « Ratification » et « Adhésion »).
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Conventions thématiques
relatives aux droits de la personne – ce sont là des
conventions relatives aux droits de la personne qui traitent d’enjeux
spécifiques (comme par exemple la discrimination raciale ou
la torture), ou qui visent un groupe particulier de personnes (comme
les femmes ou les travailleurs migrants). Ces conventions ne créent
pas de nouveaux droits, mais elles développent plus en détail
les droits existants du point de vue d’un groupe ou d’un
enjeu spécifique.
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Traité – voir « Convention »
Organe de suivi d’un
traité – il s’agit d’un comité d’experts
mandaté pour superviser et faire le suivi de la mise en œuvre
d’une convention. Règle générale, une
convention précisera la taille du comité, les critères
de sélection de ses membres, le lieu et le moment des rencontres
du comité, ainsi que ce que le comité est autorisé à faire
dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la convention.
Plusieurs comités reçoivent des rapports des États
parties qui décrivent ce qu’a fait le pays pour rencontrer
ses obligations en regard de la convention. Ces comités ont
habituellement l’occasion de poser des questions à l’État
partie sur son rapport, et ils transmettront ensuite leurs commentaires
sur ce rapport. Les comités peuvent également recevoir
le mandat de fournir des commentaires généraux exposant
leur interprétation de la convention. Certains comités
peuvent recevoir les plaintes d’individus et/ou de groupes
inquiets de ce qu’un État partie manque à ses
obligations en regard de la convention.
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Nations Unies (ONU) – il
s’agit d’une organisation de membres intergouvernementale
fondée en 1945 et ayant des sièges sociaux à New
York et à Genève. Tel que décrit dans sa Charte
(la convention internationale qui a établi l’ONU), l’ONU
se consacre au maintien de la paix et de la sécurité internationales,
au développement de relations amicales entre les nations, à la
coopération dans la résolution de problèmes internationaux économiques,
sociaux, culturels et humanitaires, et à la promotion du respect
des droits de la personne et des libertés fondamentales; l’ONU
est un centre pour l’harmonisation des actions des nations dans
l’atteinte de ces objectifs.
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État membre
des Nations Unies – c’est un pays qui a choisi
de se joindre aux Nations Unies. Pour ce faire, un pays doit devenir
un État partie à la Charte de l’ONU – une
convention internationale à laquelle les États membres
de l’ONU doivent légalement se conformer. Lors de la
création de l’ONU en 1945, il y avait 51 États
membres, mais ce nombre a augmenté considérablement
depuis et, en 2006, on comptait 192 États membres.
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